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Dimanche 19 novembre 2006

Infirmièr(e)s : Avez-vous besoin d’un Ordre Professionnel ,

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Signature en ligne de l’article pétition : Avez-vous besoin d’un Ordre Professionnel

10 avril 2006, par ufmict pc


 

 

 


Les Infirmières(ers), soussignés, s’opposent à la création d’un Ordre Infirmier qui acte un repli corporatiste de la profession, alors que les besoins professionnels, l’évolution des formations nécessitent de travailler en équipe et d’avoir des instances interdisciplinaires.

-  Nous demandons le rassemblement de la profession, dans sa diversité, au sein d’un CSPPM rénové (statut juridique, fonctionnement au national et au local, composition, définition du champ des compétences décisionnelles et consultatives...).

-  Nous demandons d’avoir les moyens (effectifs, rémunération, formation, temps de réunions pour l’information, évaluation des pratiques...) de connaître enfin des conditions de travail qui nous permettent l’épanouissement professionnel tant souhaité lors du choix de cette profession. Ce sont des questions de fond pour faire vivre pleinement nos règles professionnelles au service des patients.

 

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Article - pétition : Avez-vous besoins d’un Ordre Professionnel ?
Par la CGT Montperrin - Publié dans : DROITS
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Mercredi 1 novembre 2006
Mercredi 01 Novembre 2006

XII ième RENCONTRES NATIONALES DE LA PSYCHIATRIE

 

 

 

De nos débats et de notre réflexion des propositions alternatives au modèle qui nous est proposé doivent émerger, elles seront autant de pistes qui permettront d'ouvrir de nouvelles perspectives pour la psychiatrie, ainsi que la reconquête du service public de santé


En faisant le choix du titre de ces XII ième rencontre nationale PANSER OU REPENSER LA PSYCHIATRIE, nous souhaitions qu'il puisse être le reflet des questions qui nous préoccupent et du malaise que connaît la psychiatrie, sans pour autantle réduire au seul constat d'une psychiatrie en crise.

 

 

Nous voulions, qu'il traduise la nécessité pour nous professionnels de nous réapproprier la réflexion sur ce que doit être la psychiatrie et de quelles exigences nous devons être porteurs pour répondre aux besoins des malades mentaux.

En effet, depuis de nombreuses années au gré des réformes, on nous impose un modèle dont l'organisation et les concepts sont décidés sans nous, et qui répondent plus à des critères économiques qu'à l'intérêt des malades.

La maîtrise des coûts de la santé qui s'est instauré dans les années 80, s'est appuyée en la pervertissant sur la sectorisation pour enclencher le processus de fermeture de lits. Entre 1989 et 2000 ce sont 50% des lits qui ont été supprimés, sans que les redéploiements nécessaires à la création de structures d'alternatives à l'hospitalisation soient réalisés en nombre suffisant, pour permettre d'assurer le suivi des malades. .

Au quotidien nous sommes confrontés aux conséquences du manque de lits: sorties précipitées de patients insuffisamment stabilisés, pour accueillir d'autres patients en crise; hospitalisation dans un autre département, voire une autre région, voire même impossibilité d'hospitaliser.

Dans le même temps nous avons assisté à un glissement de la prise en charge des malades mentaux de l'hôpital vers le médico-social et le social, alors que ce secteur est luimême en grande difficulté et que les professionnels ne sont pas préparés à prendre en charge les malades mentaux. En fait, il s'agit de basculer sur ce secteur et sans moyens supplémentaires les charges qui relèvent de l'assurance maladie.

De nombreux malades en grande précarité ou en situation d'exclusion, n'ont plus accès au soin et se retrouvent dans la rue.

A la pénurie de lits, s'est surajoutée la pénurie en personnel médical et paramédical. La réforme des études des médecins combinée au numerus clausus ont en quelques années fait de la démographie médicale un problème majeur. Le nombre de postes de praticiens hospitaliers vacants est alarmant. La nomination de médecins généralistes insuffisamment formés pour pallier à cette situation est insatisfaisante.

La disparition du diplôme d'infirmier en psychiatrie et la réforme des études d'infirmiers en 1992 a été réalisée sans que soit intégré dans les nouveaux programmes, l'enseignement théorique et pratique nécessaire au travail en psychiatrie, et les nouveaux professionnels sont mis en difficulté.

Le nombre insuffisant de places dans les IFSI, ne permet pas les remplacements des départs à la retraite. Progressivement, les glissements de tâches s'installent, les déqualifications de postes s'opèrent, le recours aux emplois précaires et à l'intérim se multiplie, les services ne fonctionnent plus qu'avec un effectif minimum et parfois même en dessous de cet effectif normalement prévu comme base d'assignation les jours de grève. La qualité des soins est la première à en pâtir, la dimension relationnelle du soin ne peut être réalisée correctement, faute de temps et de personnel suffisant. Paradoxalement les tâches administratives se multiplient, comme les réunions institutionnelles pour l'accréditation ou autre. Le travail d'équipe et de réflexion clinique se raréfie.

Alors, la demande de création d'un ordre pour les infirmiers apparaît comme totalement inadaptée et en dehors de leurs préoccupations. A moins que ce soit là un nouveau moyen de les mettre au pas de mesures futures.

Faute de moyens et devant les demandes croissantes qui leurs sont adressées, les structures extra hospitalières ne sont plus en capacité de répondre aux besoins des populations, le délai pour un premier rendez-vous en pédopsychiatrie peut aller jusqu'à 8 mois. Il va s'en dire que le travail de prévention ne peut plus se faire.

Ce sont les pratiques et la conception du soin de la psychiatrie de secteur, qui sont remises en cause.

La réponse à « l'urgence» et le traitement du symptôme prennent le pas sur la prise en charge globale du patient dans son environnement.

L'hôpital psychiatrique est à bout de souffle et le pire semble à venir. Le débat parlementaire sur le PLFSS va débuter, la réduction des déficits en sera l'objectif prioritaire, alors que plusieurs hôpitaux sont déjà en situation de déficit. Est-il encore possible d'envisager de nouvelles restructurations, une plus grande dégradation de nos conditions de travail, des effectifs plus réduits, plus de précarité, et au final la réduction de l'offre de soins au détriment des droits des malades?

Avec la nouvelle gouvernance et notamment la mise en place des pôles c'est un nouveau coup qui va être porté à la psychiatrie, introduisant la concurrence et une gestion basée sur des contrats d'objectifs et de moyens. Si cette réforme aboutit, elle marquera la mise à mort de ce qui reste du secteur.

Parallèlement, le secteur marchand prend une place grandissante dans le paysage de la psychiatrie. Dans certaines régions, les cliniques assurent même les missions qui n'étaient jusqu'à présent confiées qu'à l'hôpital public, comme l'accueil des patients en placement.

Cependant, la réponse au problème que subit la psychiatrie ne se trouve pas dans le secteur lucratif, géré par de grands groupes financiers pour lesquels les questions de profit et de rentabilité prévalent sur celles d'éthique et de déontologie. Les activités pratiquées doivent être rentables et les patients sont clients choisis sur leur solvabilité.

Malgré les nombreux signaux d'alertes, les pouvoirs publics ne répondent pas aux besoins de la psychiatrie.

Au lendemain des dramatiques évènements de Pau où une aide soignante et une infirmière étaient tuées par un malade (non pris en charge), Le ministère décide d'un moratoire sur la fenneture des lits et Mr Douste-Blazy présente le plan psychiatrie et santé mentale réalisé sans réelle concertation avec les organisations représentatives des salariés de la psychiatrie.

Le moratoire n'a pas été respecté et le plan ne correspond pas aux attentes des professionnels. L'amalgame fait entre psychiatrie et santé mentale est très significatif, il dilue la spécificité de la prise en charge de la maladie mentale dans le large spectre de la souffrance psychique.

Le transfert du sanitaire vers le médico-social est réaffirmé.

Les notions de décloisonnement et de mise en oeuvre de programmes spécifiques sont inquiétantes, car elles induisent le risque de découpage en spécialités ainsi que celui de ne plus avoir de pratique de secteur.

La mise en place du tutorat vient confirmer l'insuffisance de la formation initiale des infirmiers.

La question de l'emploi est éludée, rien sur les difficultés liées à la démographie médicale et paramédicale.

Quant à celle de la sécurité, elle n'est pour ainsi dire pas traitée, elle aurait mérité une analyse de la dégradation de nos conditions de travail et des dysfonctionnements liés au manque de moyens, en revanche on nous propose des PTI (protection des travailleurs isolés) et des vigiles.

Si l'on peut se satisfaire que les familles soient mieux associées à la prise en charge des patients, on peut aussi s'inquiéter de la volonté à peine masquée de vouloir les substituer aux soignants.

Concernant le secteur de la psychiatrie en milieu carcéral, la création d'UHSA (unités d'hospitalisation spécialement aménagées) devrait renforcer le dispositif sanitaire confié au SMPR (service médico-psychologique régional) et à terme permettre la création de 700 lits, cependant dans le projet présenté par le ministère plusieurs questions sont à revoir notamment en matière de budgets, d'effectifs, de pluridisciplinarité, de formation...

Toutefois devant le nombre important de personnes atteintes de troubles mentaux actuellement détenues (21%de psychotiques sont en prison), ce n'est pas la création de 700 places d'UHSA qui apportera la solution au problème sanitaire auquel est confronté le monde pénitentiaire.

Par contre comment ne pas être interpellé par ce qui s'apparente à un grand renfermement des malades mentaux.

Les SROS 3ièmegénérations sont en grande partie une déclinaison du plan santé mentale. Là aussi ils sont élaborés dans la plupart des cas sans concertation avec les organisations syndicales, qui sont d'ailleurs systématiquement exclues des conférences de territoires. Certaines régions affichent des schémas plus ambitieux que d'autres, pourtant au regard des situations budgétaires catastrophiques de nos établissements, si des moyens nouveaux et pérennes ne sont pas attribués non seulement certains projets ne verront jamais le jour, mais d'ores et déjà ce sont les structures existantes et l'emploi qui sont menacés.

Le projet de loi de prévention de la délinquance présenté au sénat en 1èrelecture le 21 septembre 2006 par Mr Sarkozy, représente une atteinte aux droits fondamentaux, les malades mentaux y sont désignés comme potentiellement délinquants et source de danger pour la société. Le texte prévoit une réforme des hospitalisations sous contrainte en omettant quelles existent avant tout pour protéger les malades et les intégrer dans un processus thérapeutique.

Le soupçon et le contrôle l'emportent sur l'accompagnement et le soin.

Une vingtaine d'associations et de syndicats sont mobilisés pour s'opposer à ce projet, 44 collectifs sont recensés sur le plan national.

La journée de mobilisation du 10 octobre a été marquée par de nombreux rassemblements et manifestations, souvent unitaires et avec la participation de s professionnels. Une re-mobilisation semble s'amorcer. Les parlementaires ont été interpellés. Le texte doit passer à l'assemblée nationale aux alentours du 20 novembre, la mobilisation de tous est indispensable.

Si cette loi était adoptée, elle constituerait une véritable régression, participant à une dérive sécuritaire sans aucun rapport avec une amélioration de la politique de santé.

Derrière ce constat accablant, c'est la place que notre société accorde à la maladie mentale qui est en suspend, et de quelle manière elle envisage de prendre en charge ses

malades. Une politique de santé se doit d'être ambitieuse et de proposer une organisation des

soins de haut niveau, plutôt que de se conformer aux critères d'une logique libérale et économique de la gestion de la santé.

L'importance du nombre de participants à ces rencontres est sans précédent et cela constitue déjà un succès. Cela semble aussi témoigner qu'il existe une réelle attente quant au devenir de notre secteur.


De nos débats et de notre réflexion des propositions alternatives au modèle qui nous est proposé doivent émerger, elles seront autant de pistes qui permettront d'ouvrir de nouvelles perspectives pour la psychiatrie, ainsi que la reconquête du service public de santé.

 ATELIER 1 Vers le social et le médico social

ATELIER 2 La sécurité OUI, le sécuritaire NON

ATELIER 3 Quelle formation PSY ?

SMPR-UHSA Psy en milieu pénitentiaire

Bibliographie psy

Relevé de Conclusions Nadine Prigent

 

 

 

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